La démocratie participative s’arrête-t-elle au seuil de l’entreprise ?

Noémie De Grenier, co-directrice générale de Coopaname (CAE de Paris) était invitée lundi 1er février 2016, dans l’émission «Du grain à moudre» sur France Culture pour un débat au titre sans équivoque : «La démocratie participative s’arrête-t-elle au seuil de l’entreprise ?».

«C’est devenu un lieu commun : la démocratie représentative est en crise. Qu’ils soient nationaux ou locaux, les élus souffrent la plupart du temps d’un déficit de légitimité, puisque choisis par une minorité de citoyens. Il faut donc faire vivre la démocratie autrement, nous dit-on, en inventant de nouvelles formes de délibération et de nouveaux espaces de décision.

Discours banal…sauf si vous cherchez à l’appliquer au monde de l’entreprise. Le constat est pourtant le même : avec 8% seulement de syndiqués, la France affiche un des plus faibles taux de représentation de ses salariés. Pour autant, la question démocratique y semble beaucoup moins débattue que dans le reste de la société. Poids de la tradition hiérarchique oblige.

Le projet de loi que présentera la ministre du Travail en mars prochain pourrait changer la donne. Myriam El Khomri veut faciliter l’usage du référendum en entreprise pour ratifier des accords. Il s’agira de permettre aux organisations (qui représentent au moins 30% du personnel) de déclencher une consultation des salariés, et de rendre contraignant le résultat de cette consultation. On peut y voir une façon de mieux prendre en compte l’avis des salariés. Mais est-ce vraiment la bonne façon de procéder ?»

(par Hervé Gardette, animateur de l’émission «Du Grain à Moudre»)

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